La laque de chine est le fruit du travail délicat de la sève résineuse du Rhus Vernicifera d'origine chinoise. Son travail est assuré par des maitre-laqueurs et nécessite un travail subtil. Chaque produit est gravé d'une feuille de laque représentant la feuille stylisée du Rhus Vernicifera : l'arbre à laque. Les premiers usages de la laque se perdent dans la nuit des temps. Il est déjà fait mention d'un paravent en laque de chine au deuxième millénaire avant Jésus-Christ. La sève est recueillie cinq mois durant dans de petits seaux de bambou. A l'air, elle brunit légèrement et prend la consistance du latex. Conservée dans une atmosphère humide et à l'abri de toute poussière, elle se décompose en couches successives dont la meilleur, la couche supérieure "Sonmal-giau" selon les Chinois, sera utilisée pour la laque de finition. A ce stade commence la préparation. Les laqueurs restent extrêmement discrets sur les adjuvants utilisés, qu'il s'agisse d'huile Tong Yeaou, de sulfate de fer ou de vinaigre de riz. Le mystère est encore plus grand pour la coloration. Une foule d'ingrédients entre en jeu : ce sont les huiles de bois et autres poudres de cinabre dont les noms ne sont pas sans évoquer l'art apothicaire ou celui de l'alchimie. Au fil des années, les maitre-laqueurs de ST Dupont ont apprivoisé cette substance végétale en redécouvrant les techniques les plus anciennes de leurs prédécesseurs chinois et japonais. La laque de chine confère au stylos et aux briquets une résistance à l'eau, aux acides, aux chocs, aux griffures et à l'usure par frottement... |